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par Équipe Dakhla Aménagement

La réaction alcali-granulat (RAG) est la plus sournoise des pathologies du béton. Réponse directe : elle exige trois conditions réunies — des alcalins du ciment, des granulats réactifs et de l'humidité — pour former un gel qui gonfle et fissure l'ouvrage des années plus tard. La prévention se joue avant le coulage : granulats contrôlés et formulation adaptée.
Certains granulats contiennent de la silice amorphe (opale, chert, certains basaltes et grès). La solution interstitielle du béton, riche en alcalins sodiques et potassiques issus du ciment, attaque cette silice et forme un gel alcali-silice. Ce gel absorbe l'humidité et gonfle ; la pression interne fissure la pâte autour des granulats, puis l'ouvrage entier. Retirez un seul des trois acteurs — granulat réactif, alcalins, humidité — et la réaction s'arrête net.
La signature est visuelle : fissuration en cartographie (motif de carte, polygonal) sur les surfaces exposées, souvent accompagnée d'exsudations gommeuses blanchâtres dans les fissures, de déplacements relatifs entre éléments, d'un gonflement mesurable dans le temps. La RAG progresse sur 5 à 20 ans — un ouvrage sain à 2 ans peut déclarer sa pathologie à 10.
La RAG est rare — la grande majorité des granulats du commerce sont stables — mais quand elle survient, elle est grave et irréversible : on traite les symptômes (injections, coupures, étanchéification pour tarir l'humidité), on ne « guérit » pas l'ouvrage. C'est une pathologie de laboratoire et de contrôle qualité : elle relève du cimentier qui documente ses alcalins et du fournisseur de granulats qui certifie sa ressource.
La littérature situe le risque maximal dans les climats chauds et humides ; la côte atlantique cumule humidité et sels. Cela ne fait pas de la RAG une menace quotidienne — la réactivité des granulats reste la condition rare — mais c'est une raison de plus pour exiger les certificats des matériaux sur les ouvrages d'enjeu, et pour ne pas négliger l'étanchéité des parties exposées.
Nos CPJ 45 et CPJ 55, conformes NM 10.1.004 et EN 197-1, s'accompagnent d'essais de résistance à 2, 7 et 28 jours et d'un certificat par lot — la traçabilité qui alimente votre dossier matériaux. Devis gratuit sous 24 h, livraison incluse à Dakhla Ville.
Origine de carrière, analyses pétrographiques, essais de réactivité : la documentation des matériaux est la première barrière.
Silice amorphe (opale, chert, certains basaltes) : en cas de doute sur la ressource, l'essai tranche avant le coulage.
Liants à teneur contenue ou additions pouzzolaniques : la formulation peut piéger les alcalins dans des hydrates stables.
Étanchéité, drainage, toitures saines : un béton qui reste sec ne gonfle pas — la troisième condition manque, la RAG s'arrête.
Cartographie des fissures, exsudations, relevés de gonflement : la RAG se déclare sur 5 à 20 ans — la patience du suivi paie.

Adjuvant incorporé au gâchage, l'hydrofuge de masse réduit l'absorption capillaire de 70 à 90 %. Dosage (1 à 2 L/m³), mécanismes, prix (80-150 DH/L) — et ses limites assumées.
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