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par Équipe Dakhla Aménagement

Quand un maçon marocain dit « cellulaire », il pense presque toujours aux blocs cellulaires — ces blocs clairs, légers, qui se coupent à la scie et montent des cloisons à une vitesse déconcertante. Mais le terme recouvre aussi le béton mousse coulé sur place, utilisé pour les remplissages et les formes de pente. Deux produits, deux métiers, un même principe : des millions d'alvéoles d'air qui allègent, isolent et facilitent la mise en œuvre. Ce guide distingue les deux, donne les critères de choix et les règles de pose qui évitent les déceptions.
Le bloc cellulaire autoclavé (AAC) naît d'une réaction chimique : sable, chaux, ciment et une poudre d'aluminium qui libère de l'hydrogène — le mélange lève comme un gâteau, puis durcit en autoclave (vapeur sous pression). Résultat : un bloc à la structure alvéolaire fine et régulière, entre 400 et 700 kg/m3 contre plus de 1 800 pour un agglo classique, qui se coupe à la scie égoïne, se rabe au rabot et se pose à la colle fine — un joint de 2 à 3 mm au lieu des 10-15 mm de mortier traditionnel. Ses qualités en font le roi des cloisons : léger (manipulable à une main, moins de fatigue et de manutention), isolant thermique honorable, coupe nette pour les gaines et boîtiers, finition lisse qui réduit les enduits.
Le béton mousse, lui, se fabrique sur le chantier ou à la centrale : une mousse tensioactive est injectée dans un mortier de ciment (parfois avec sable fin ou filler), et le mélange coulé garde ses bulles en durcissant. Densités programmatables de 400 à 1 600 kg/m3 selon la dosette de mousse et la teneur en ciment. Ses terrains : remplages de trémies et de fouilles, formes de pente sur toiture-terrasse, dalles allégées, rattrapages de niveaux, calorifugeage de canalisations enterrées. Il se pompe, se coule à la taloche, se règle à la règle — un produit de remplissage et de mise en forme, jamais structurel.
| Critère | Blocs cellulaires (AAC) | Béton mousse coulé |
|---|---|---|
| Densité | 400 - 700 kg/m3 | 400 - 1 600 kg/m3 |
| Mise en œuvre | Pose à la colle fine, scie | Coulage à la taloche ou pompage |
| Vocation | Cloisons, maçonnerie de remplissage | Remplages, formes, allégements |
| Finition | Enduit fin, faces régulières | Surface talochée |
| Approvisionnement | Produit industriel calibré | Fabrication sur chantier ou centrale |
C'est la frontière à graver : le cellulaire — bloc ou mousse — porte son propre poids et rien d'autre. Toute charge concentrée (linteau, appui de poutre, chauffe-eau suspendu, coffre fort) exige un point dur en béton armé classique : linteau coulé, platine métallique, chaînage. Les constructions en blocs cellulaires le font systématiquement : chaînages horizontaux et verticaux en béton armé, linteaux au-dessus des ouvertures, ceinture de liaison en tête. Oublier ces points durs, c'est découvrir un jour des fissures en escalier au-dessus des ouvertures — le signe d'un bloc écrasé localement là où il ne fallait pas.
La pose commence par un premier calepinage : mesurer, couper les premières rangées aux bonnes dimensions (le bloc se coupe, profitez-en — pas de joints tassés à la masse). La première rangée se pose sur mortier de ciment normal (CPJ 45, dosage classique de maçonnerie) pour rattraper le niveau du support — c'est la seule qui utilise un mortier épais. Toutes les suivantes se collent : colle fine cellulaire préparée selon la fiche, appliquée à la truelle crantée, bloc posé et calé au maillet caoutchouc, joints minces réguliers. Chaque rangée se contrôle au niveau à bulle et au cordeau ; un mur cellulaire mal posé ne se rattrape pas à l'enduit. Les rences d'électricité et de plomberie se fraisent à la défonceuse — le matériau se travaille au bois.
Le bloc cellulaire s'achète tout fait — nous ne le fabriquons pas, et DAM vend le ciment, pas les blocs. Mais le ciment reste présent partout autour : mortier de pose de la première rangée, béton armé des chaînages et linteaux, enduits de finition (les enduits sur cellulaire exigent des produits adaptés — un enduit cimentaire trop rigide fissure sur ce support qui « travaille » différemment), scellements et ragréages. Pour ces bétons et mortiers d'accompagnement, le CPJ 45 couvre l'essentiel des besoins courants ; le CPJ 55 sert les chaînages et points durs exigeants. Et si votre projet vise une toiture allégée avec mousse coulée en forme de pente, le ciment de cette mousse se choisit régulier, documenté — la formule est sensible au lot.
Nous produisons le CPJ 45 et le CPJ 55 gris, conformes NM 10.1.004, livrés à Dakhla et dans la région, avec certificat par lot. Les blocs cellulaires, colles fines et mousses s'achètent chez les fabricants et distributeurs spécialisés — notre rôle est le ciment des bétons et mortiers qui encadrent le cellulaire : chaînages, linteaux, scellement, enduits de préparation, et la mousse coulée si votre chantier en prévoit. Décrivez-nous les volumes et le planning, nous cadrons la livraison avec vos phases de maçonnerie.
Cellulaire = alvéoles : blocs AAC industriels pour les cloisons (légers, droits, isolants, à la colle fine), mousse coulée pour remplir et mettre en pente. La frontière non négociable : ça remplit, ça ne porte pas — linteaux et chaînages restent en béton armé. Autour, le ciment classique fait le travail : CPJ 45 pour l'ordinaire, CPJ 55 pour les points durs, enduits adaptés au support, et un premier niveau soigné qui décide de la droiture du mur entier.
Blocs cellulaires autoclavés (produit industriel acheté) ou béton mousse coulé sur place : même famille, mise en œuvre et budget différents.
Cloison simple, doublage ou remplage : densité, épaisseur et classement au feu orientent le produit — le fournisseur chiffrera.
Première rangée de niveau sur mortier, puis colle fine dentelée : joints minces, murs droits, ponts thermiques réduits.
Linteaux, appuis et chaînages restent en béton armé classique — le cellulaire porte le remplage, pas les charges concentrées.
Planéité au règle de 2 m, protections des arêtes, enduits adaptés au support cellulaire.

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